Illus­tra­tions

Louis‐Philippe Gil­bert

Réfé­rences

Stof­fel (Jean‐François), « Nul­la unquam inter fidem et ratio­nem vera dis­sen­sio esse potest » : Paul Man­sion et le pro­gramme de la Socié­té scien­ti­fique de Bruxelles, in Revue des ques­tions scienti­fiques, vol. 191, 2020, n°3 – 4, pp. 311 – 368.

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« Nulla unquam inter fidem et rationem vera dissensio esse potest »

Paul Mansion et le programme de la Société scientifique de Bruxelles

Résu­mé

Cet article se pro­pose, de manière géné­rale, d’étudier le posi­tion­ne­ment idéo­lo­gique de la Socié­té scien­ti­fique de Bruxelles durant les qua­rante pre­mières années de son exis­tence grâce à la recons­ti­tu­tion expli­cite de son pro­gramme et, de manière spé­ci­fique, de situer ce posi­tion­ne­ment au sein de l’alternative incar­née par le camp catho­lique des intran­si­geants et celui des pro­gres­sistes. Pour atteindre cet objec­tif, il pri­vi­lé­gie la devise de la Socié­té et la figure de son deuxième Secré­taire, en l’occurrence Paul Man­sion, en se basant prio­ri­tai­re­ment sur le cor­pus tex­tuel consti­tué par les rap­ports annuels de celui‐ci et par ceux de son pré­dé­ces­seur, à savoir le R.P. Car­bon­nelle. En étant par­ti­cu­liè­re­ment atten­tif à iden­ti­fier ce qui, suite notam­ment à l’injonction romaine de 1890, aurait pu dif­fé­ren­cier le man­dat de Man­sion de celui de Car­bon­nelle, il se pro­pose de tes­ter l’hypothèse selon laquelle cette dif­fé­rence rési­de­rait non seule­ment dans une atti­tude désor­mais plus favo­rable à l’égard du néo­tho­misme, mais encore dans le pas­sage d’une apo­lo­gé­tique intran­si­geante à une apo­lo­gé­tique plus pondérée. 

Abs­tract

This article pro­poses, first­ly, a gene­ral stu­dy of the ideo­lo­gi­cal posi­tio­ning of the Socié­té scien­ti­fique de Bruxelles during the first for­ty years of its exis­tence by means of a detai­led recons­truc­tion of its pro­gramme, and, second­ly, a spe­ci­fic account of its situa­tion within the alter­na­tive repre­sen­ted by the Intran­sigent and Pro­gres­sive Catho­lic camps. In order to achieve this objec­tive, it favours the mot­to of the Socié­té and the figure of its second Secre­ta­ry, name­ly Paul Man­sion, basing itself pri­ma­ri­ly on a cor­pus of texts consis­ting of his annual reports and those of his pre­de­ces­sor, Father Car­bon­nelle. While taking par­ti­cu­lar care in iden­ti­fying that which, fol­lo­wing the Roman injunc­tion in 1890, might have dif­fe­ren­tia­ted Mansion’s man­date from Carbonnelle’s, it offers to test the hypo­the­sis that this dif­fe­rence lies, not only in a more favou­rable atti­tude towards neo‐Thomism, but also in the tran­si­tion from an intran­sigent apo­lo­ge­tics to a more balan­ced apologetics.