Illus­tra­tions

Médaille de la Socié­té scien­ti­fique de Bruxelles
Ignace Car­bon­nelle

Réfé­rences

Stof­fel (Jean‐François), De l’«ultradynamisme méta­phy­sique » du R. P. Ignace Car­bon­nelle au « tho­misme élar­gi » de Pierre Duhem, l’évolution phi­lo­so­phique, sol­li­ci­tée par Rome, de la Socié­té scien­ti­fique de Bruxelles, dans Quatre siècles de pré­sence jésuite à Bruxelles – Vier eeu­wen jezuïe­ten te Brus­sel / sous la direc­tion de Alain Deneef et Xavier Rous­seaux. – Bruxelles : Édi­tions Pro­so­pon, 2012. – pp. 590 – 603. – (Jesui­ti­ca).

Télé­char­ge­ment

De l’«ultradynamisme métaphysique » du R. P. Ignace Car­bonnelle au « thomisme élargi » de Pierre Duhem, l’évolution philosophique, sol­licitée par Rome, de la So­cié­té scientifique de Bruxelles

Résu­mé

Le Père Ignace Car­bon­nelle, l’un des prin­ci­paux fon­da­teurs de la Socié­té scien­ti­fique de Bruxelles en 1875 et son secré­taire géné­ral depuis cette époque, décède inopi­né­ment en 1889 après une quin­zaine d’années durant les­quelles il fut « l’homme fort » de ladite Socié­té. Aus­si­tôt, la « Revue des ques­tions scien­ti­fiques » annonce la triste nou­velle, pro­met­tant, pour un pro­chain numé­ro, une étude détaillée de sa vie et de son œuvre. Elle ne paraî­tra jamais, de sorte que sa mort ne fut pas saluée avec l’ampleur qu’on était en droit d’attendre. Et pour cause ! Au terme d’une enquête digne d’un roman poli­cier, cette étude révèle que Rome, aga­cée par l’atomisme de Car­bon­nelle, pro­fi­ta de sa mort pour rap­pe­ler à l’ordre la Socié­té en l’invitant à mar­cher dans les pas de l’Aquinate. En réponse à cette pres­sante invi­ta­tion et par un excès de zèle non requis, la Socié­té élut comme pré­sident le célèbre tho­miste fran­çais Edmond Domet de Vorges, cepen­dant que le mathé­ma­ti­cien Paul Man­sion s’attacha d’établir, à par­tir des publi­ca­tions de Pierre Duhem prô­nant un retour à une phy­sique des qua­li­tés, que la Socié­té se confor­mait bien, mais à sa manière, aux injonc­tions romaines. 

Abs­tract

Fr Ignace Car­bon­nelle, who foun­ded the Brus­sels Scien­ti­fic Socie­ty in 1875 and was from this date onwards her Secre­ta­ry Gene­ral, pas­sed away sud­den­ly in 1889, after fif­teen years during which he was the lea­ding figure of the afo­re­men­tio­ned Socie­ty. La “Revue des ques­tions scien­ti­fiques” announ­ced the sad news but pro­mi­sed that their next publi­ca­tion would include a detai­led article on the great man and his works. Sad­ly this article never appea­red, mea­ning that the pas­sing of Fr Car­bon­nelle was not mar­ked with the impor­tance which we might have other­wise expec­ted. For what rea­son, you may well ask ? After a detai­led inves­ti­ga­tion, wor­thy of Aga­tha Chris­tie her­self, it would appear that Rome had been rather alar­med by the “ato­mism” present in Fr. Carbonnelle’s reflec­tions, and had taken the oppor­tu­ni­ty of his death to invite the Scien­ti­fic Socie­ty to opi­nions more in line with those of St Tho­mas. In res­ponse to this firm­ly wor­ded invi­ta­tion, and with over­zea­lous spon­ta­nei­ty, the Socie­ty elec­ted the cele­bra­ted French Tho­miste Edmond Domet de Vorges as their new Pre­sident. At the same time the mathe­ma­ti­cian Paul Man­sion relied on the publi­ca­tions of Pierre Duhem, which advo­ca­ted a stron­ger adhe­sion to a phy­sics of an object’s qua­li­ties, to esta­blish that the Socie­ty was, in fact, well ali­gned with the desires of Rome.