Cou­ver­ture

Illus­tra­tion

Hus­serl et ses étu­diants dont Koy­ré, assis au pre­mier plan, à l’U­ni­ver­si­té de Göt­tin­gen, 1909 – 1911 (Archives A. Koy­ré, Centre Alexandre‐Koyré)

Réfé­rences

Stof­fel (Jean‐François), Biblio­gra­phie d’Alexandre Koy­ré / intro­duc­tion de Pao­la Zam­bel­li. – Firenze : Leo S. Olsch­ki, 2000. – xxiv, 195 p. – (Biblio­te­ca di Nun­cius : Stu­di e tes­ti ; 39). 

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Bibliographie d’Alexandre Koyré

Pré­sen­ta­tion

L’itinéraire bio­gra­phique d’Alexandre Koy­ré (1892−1964) est aus­si com­plexe que son iti­né­raire intellectuel.

Le pre­mier nous conduit des bords de la mer d’Azov (Ukraine), lieu de sa nais­sance, à Prin­ce­ton où, après la seconde guerre mon­diale, il pas­se­ra une bonne par­tie de son temps, en pas­sant par Göt­tin­gen — ber­ceau de la phé­no­mé­no­lo­gie et centre répu­té pour ses recherches mathé­ma­tiques —, puis par Paris — une des capi­tales de la vie intel­lec­tuelle du début de ce siècle —, et enfin par New York — lieu d’exil de bon nombre d’intellectuels fran­çais durant la seconde guerre mondiale.

Le second, non moins com­plexe, débute par l’étude de la théo­rie des ensembles et des para­doxes grecs, puis cette approche mathé­ma­tique de l’infini est aban­don­née au pro­fit d’une approche plus phi­lo­so­phique et théo­lo­gique qui se concré­ti­se­ra dans l’étude du mys­ti­cisme fran­çais et alle­mand. Enfin, dans les années trente, ce par­cours se réoriente à nou­veau en pas­sant, pro­gres­si­ve­ment et conti­nû­ment, de l’histoire de la pen­sée reli­gieuse et phi­lo­so­phique à l’histoire de la pen­sée scien­ti­fique, laquelle débute par l’étude de la révo­lu­tion coper­ni­cienne pour finir avec celle de la syn­thèse newtonienne.

Com­plexes, ces iti­né­raires sont éga­le­ment extra­or­di­nai­re­ment riches. En effet, étu­dier à Göt­tin­gen, c’est côtoyer Hus­serl et Rei­nach ; pour­suivre sa for­ma­tion sur les bords de la Seine, c’est décou­vrir la tra­di­tion épis­té­mo­lo­gique fran­çaise et fré­quen­ter Brun­sch­vicg, Gil­son et Meyer­son ; se retrou­ver à l’École libre des hautes études de New York, c’est enfin prendre contact avec les his­to­riens des sciences et des idées amé­ri­cains. De même, abor­der l’histoire de la pen­sée scien­ti­fique après celle des pen­sées phi­lo­so­phique et reli­gieuse, c’est se don­ner les moyens de pra­ti­quer une his­toire véri­ta­ble­ment inter­dis­ci­pli­naire, c’est donc être capable de repé­rer, der­rière une approche pure­ment tech­nique des révo­lu­tions scien­ti­fiques, les muta­tions intel­lec­tuelles qui les sous‐tendent et les réper­cus­sions phi­lo­so­phiques, théo­lo­giques ou reli­gieuses qui les accompagnent.

La pré­sente biblio­gra­phie consti­tue un guide pré­cieux pour tous ceux qui veulent pro­fi­ter de la richesse de pen­sée qu’offrent de tels parcours. 

Conte­nu

Intro­duc­tion / par Pao­la ZAMBELLI (pp. vii‐xx). Pré­sen­ta­tion (p. xxi). Brève chro­no­lo­gie d’A­lexandre Koy­ré (pp. xxiii‐xxiv). L’œuvre d’A­lexandre Koy­ré (pp. 3 – 95). La lit­té­ra­ture secon­daire (pp. 99‐ 127). Index (pp. 131 – 194).

Comptes ren­dus

G. Iom­mi Amunà­te­gui, Revue des ques­tions scien­ti­fiques, vol. 172, 2001, n°2, p. 188 ; D. Fauque, Archives inter­na­tio­nales d’histoire des sciences, vol. 50, 2000, n°145, pp. 454 – 455 ; M. Filo­ni, Bel­fa­gor, vol. 57, 2002, n°1, p. 125 ; S. G. Ole­sen, Revue phi­lo­so­phique de Lou­vain, vol. 100, 2002, n°1 – 2, pp. 278 – 283 ; G. C. Tre­boux, Saber y Tiem­po, vol. 4, 2002, n°14, pp. 161 – 164 ; J. Rousse‐Lacordaire, Revue des sciences philo­sophiques et théo­lo­giques, vol. 87, 2003, n°2, p. 342 ; A. Klei­nert, News­let­ter of Hopos, vol. 8, 2004, n°1, p. 15 ; C. Chi­mis­so, Isis, vol. 95, 2004, n°4, pp. 737 – 738.