Illus­tra­tions

Une jus­ti­fi­ca­tion his­to­rique de « La théo­rie physique »

Réfé­rences

Stof­fel (Jean‐François), Pierre Duhem et la reven­di­ca­tion d’une tra­di­tion phénoména­liste : à pro­pos de son « Essai sur la notion de théo­rie phy­sique de Pla­ton à Gali­lée », dans Pierre Duhem, cent ans plus tard (1916−2016) : actes de la jour­née d’étude inter­na­tio­nale tenue à Tunis le 10 mars 2016, sui­vis de l’édition fran­çaise de l’«Histoire de la phy­sique » (1911) de Pierre Duhem / édi­tés par Jean‐François Stof­fel avec la col­la­bo­ra­tion de Souad Ben Ali. – Tunis : Uni­ver­si­té de Tunis, 2017. – pp. 221 – 268.

Télé­char­ge­ment

Pierre Duhem et la revendication d’une tradition phénoménaliste

À propos de son « Essai sur la notion de théorie physique de Platon à Galilée »

Résu­mé

Selon notre inter­pré­ta­tion, « Σῴζειν τὰ φαινóμενα : Essai sur la notion de théo­rie phy­sique de Pla­ton à Gali­lée » pour­suit deux objec­tifs inti­me­ment imbri­qués. À titre prin­ci­pal, éta­blir la per­ti­nence his­to­rique du phé­no­mé­na­lisme duhé­mien, dont l’exactitude phi­lo­so­phique a déjà été pré­cé­dem­ment éta­blie dans « La théo­rie phy­sique », grâce, d’une part, à son inser­tion dans une tra­di­tion mil­lé­naire et, d’autre part, à l’examen des consé­quences, posi­tives ou néga­tives, qui ont résul­té, au cours du temps, des dif­fé­rentes façons de conce­voir la notion de théo­rie phy­sique. À titre secon­daire, pro­po­ser une nou­velle inter­pré­ta­tion de la rai­son d’être de l’affaire Gali­lée sur une base tout à la fois phi­lo­so­phique (celle de l’épistémologie duhé­mienne telle qu’elle a été anté­rieu­re­ment déve­lop­pée dans « La théo­rie phy­sique ») et his­to­rique (celle des leçons qui résultent, dans « Σῴζειν τὰ φαινóμενα », de la consi­dé­ra­tion de l’histoire). Cet article s’attache à éta­blir l’existence du pre­mier objec­tif en exa­mi­nant, dans un pre­mier temps, s’il a bel et bien été recher­ché par Duhem et, dans un second temps, s’il a été, selon lui, atteint. 

Abs­tract

Accor­ding to our inter­pre­ta­tion, “Σῴζειν τὰ φαινóμενα : Essai sur la notion de théo­rie phy­sique” pur­sues two intri­ca­te­ly inter­t­wi­ned objec­tives. Pri­ma­ri­ly, it aims to esta­blish the his­to­ri­cal signi­fi­cance of Duhe­mian phe­no­me­na­lism — the accu­ra­cy of which had pre­vious­ly been esta­bli­shed in “La Théo­rie Phy­sique : son Objet et sa Struc­ture” — first­ly, by posi­tio­ning it within a mil­le­na­ry tra­di­tion and, second­ly, by exa­mi­ning the conse­quences, both posi­tive and nega­tive, that sub­se­quent­ly arose from the various ways of com­pre­hen­ding the idea of phy­si­cal theo­ry. Secon­da­ri­ly, it prof­fers a novel inter­pre­ta­tion of the ratio­nale behind the Gali­leo affair, from a point of view which is both phi­lo­so­phi­cal (that of the Duhe­mian epis­te­mo­lo­gy as it had alrea­dy been deve­lo­ped in “The Aim and Struc­ture of Phy­si­cal Theo­ry”) and his­to­ri­cal (that of the les­sons resul­ting from his­to­ri­cal consi­de­ra­tions in “To Save the Phe­no­me­na”). This article is dedi­ca­ted to esta­bli­shing the exis­tence of the first goal by exa­mi­ning, first­ly, whe­ther or not it had actual­ly been sought out by Duhem him­self, and, second­ly, whe­ther or not he belie­ved he had achie­ved it.