Réfé­rences

LOBET (Del­phine), Le char­la­ta­nisme des uns fait la sciences des autres et vice‐versa : à la recherche de la fron­tière entre science et non‐science / mémoire pré­sen­té sous la direc­tion de Jean‐François Stof­fel en vue de l’obtention du titre de mas­ter en kiné­si­thé­ra­pie. – Montignies‐sur‐Sambre : Haute école Louvain‐en‐Hainaut ; Sec­tion de kiné­si­thé­ra­pie, 2019. – 97 p.

LOBET (Delphine)

Le charlatanisme des uns fait la sciences des autres et vice‐versa

A la recherche de la frontière entre science et non‐science 

Résu­mé

« Être scien­ti­fique » est « bien vu », dans le monde para­mé­di­cal « être scien­ti­fique » est un gage de qua­li­té, d’où l’importance de savoir ce qu’est la science. Où s’arrête-t-elle ? Existe‐t‐il un cri­tère qui per­mette de dis­tin­guer science et non‐science ? Dans sa pre­mière par­tie, ce mémoire tente de mettre à jour des cri­tères épis­té­mo­lo­giques et/ou his­to­riques pour éta­blir une ligne de démar­ca­tion entre science et non‐science. La deuxième par­tie explore l’Evidence based medi­cine. Ces deux approches ont pour objec­tif de don­ner des outils pour situer une pra­tique professionnelle.

Le véri­fi­ca­tion­nisme et l’induction montrent très vite leurs limites. Dans le cas du véri­fi­ca­tion­nisme, il est impos­sible de tout véri­fier. Concer­nant l’induction, la déci­sion de pas­ser du géné­ral au par­ti­cu­lier n’est logi­que­ment pas valide. Le fal­si­fi­ca­tion­nisme mis au point par Karl Pop­per se pro­pose de fal­si­fier un énon­cé plu­tôt que de le véri­fier. Un énon­cé non fal­si­fié se retrouve alors cor­ro­bo­ré. La science pro­gresse au fur et à mesure des réfu­ta­tions d’énoncés. Ce type de fal­si­fi­ca­tion­nisme montre ses limites : pre­miè­re­ment, il est inca­pable d’isoler une pro­po­si­tion pour réa­li­ser une expé­rience ; deuxiè­me­ment, il dépend de l’observation. Dès lors, un fal­si­fi­ca­tion­nisme sophis­ti­qué a vu le jour qui per­met de contour­ner les limites de fal­si­fi­ca­tion­nisme pri­maire. Celui‐ci attri­bue des valeurs dif­fé­rentes aux faits fal­si­fiés et cor­ro­bo­rés selon des cri­tères variables. L’abord épis­té­mo­lo­gique ne don­nant pas entière satis­fac­tion, un exa­men his­to­rique de l’évolution de la science est réa­li­sé. Celui‐ci per­met d’obtenir d’autres critères.

L’ensemble des cri­tères exa­mi­nés ne per­mettent pas la déli­mi­ta­tion nette d’une fron­tière entre science et non‐science. Ils sont néan­moins conver­gents et rendent compte des fai­blesses et du fonc­tion­ne­ment de la science. 

Publi­ca­tion

Publi­ca­tion connexe

Recherche

Mots clés

Illus­tra­tions