Livre analysé
Références
Stoffel (Jean‐François), Compte rendu de M. Blay & R. Halleux (éd.), « La science classique (XVIe‐XVIIIe siècle): dictionnaire critique », in Revue philosophique de Louvain, vol. 98, 2000, n°1, pp. 201 – 202.
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Sous la direction de Michel Blay et de Robert Halleux
La science classique (XVIe-XVIIIe siècle)
Dictionnaire critique
La science classique (XVIe-XVIIIe siècle) : dictionnaire critique / sous la direction de Michel Blay et de Robert Halleux. – [Paris] : Flammarion, 1998. – 870 p.
Ce « dictionnaire critique » —qui est plutôt une encyclopédie — se divise avec bonheur en quatre parties d’égale dimension : la deuxième est bien sûr consacrée aux acteurs de la science classique (Bruno, Descartes, Pascal, Leibniz, etc.) et la troisième, non moins naturellement, aux concepts et débats qui la caractérisent (« atomisme », « expérience », « infini », « mathesis universalis », « platonisme»…). Un ouvrage conçu de façon « classique » en serait probablement resté à cette bipartition traditionnelle : les hommes et les thèmes. Tel n’est pas le cas du présent dictionnaire qui, signe des temps, s’ouvre également aux « milieux, réseaux et institutions » propres à cette communauté scientifique, sans pour autant payer son tribut à la mode en versant dans un sociologisme radical. Dans cette première partie, seront donc judicieusement évoqués les « acteurs sociaux » du savoir (les ingénieurs, les médecins, les libertins, mais aussi, par exemple, les ordres religieux), les lieux où ce savoir s’élabore (mentionnons, entre autres, les académies, les cercles savants, les laboratoires et les observatoires) et enfin les vecteurs de sa circulation (les correspondances scientifiques, les lieux d’enseignement, les périodiques, etc.). Après nous avoir ainsi introduits aux milieux, aux hommes et aux thèmes, les éditeurs —avec raison — ont enfin voulu nous conduire à l’intérieur de ce savoir lui‐même, en nous amenant à retrouver, par‐delà un contenu qui nous semble bien souvent nôtre tant nous en avons gardé maints acquis, une structuration du savoir qui, elle, ne correspond pas à nos découpages disciplinaires actuels. Nous rendre sensibles à cette topographie spécifique est dès lors l’objectif de la quatrième partie de ce dictionnaire, partie qui s’attache à retracer les « territoires du savoir » tels qu’ils se dessinaient alors (« l’homme », « histoire naturelle », « systèmes du monde»…).
Les articles qui ne sont pas assurés par les éditeurs (ceux‐ci prennent en charge plus du tiers des rubriques) sont confiés à une équipe internationale de spécialistes (M. Clavelin pour Galilée, Fr. Duchesneau pour Leibniz, J. Mesnard pour Pascal…), au sein de laquelle les principales traditions et sensibilités historiographiques sont représentées. Il est permis de regretter que, en raison de l’absence de notes, les citations ne sont pas précisément référenciées ; elles resteront dès lors difficiles à retrouver. Soulignons enfin la présence d’une iconographie intéressante, car originale, et la présence, pour le moins précieuse, d’index onomastique et thématique fournis.
Cet ouvrage, comme tenterait de le faire un dictionnaire, ne réserve pas une entrée érudite à quiconque ou à quoi que ce soit qui ait partie liée avec la science classique ; à l’instar d’une encyclopédie, il propose plus de septante articles accessibles à tout un chacun. S’il ne dit donc pas tout sur la science classique, il ouvre néanmoins à (presque) tous les aspects sous lesquels cette science peut‐être envisagée par l’historien. C’est donc la multiplicité des points de vue rendue possible grâce à cette lecture quadripartite qui rend ce beau volume indispensable à quiconque s’intéresse à la science dite « classique ».
Les articles qui ne sont pas assurés par les éditeurs (ceux‐ci prennent en charge plus du tiers des rubriques) sont confiés à une équipe internationale de spécialistes (M. Clavelin pour Galilée, Fr. Duchesneau pour Leibniz, J. Mesnard pour Pascal…), au sein de laquelle les principales traditions et sensibilités historiographiques sont représentées. Il est permis de regretter que, en raison de l’absence de notes, les citations ne sont pas précisément référenciées ; elles resteront dès lors difficiles à retrouver. Soulignons enfin la présence d’une iconographie intéressante, car originale, et la présence, pour le moins précieuse, d’index onomastique et thématique fournis.
Cet ouvrage, comme tenterait de le faire un dictionnaire, ne réserve pas une entrée érudite à quiconque ou à quoi que ce soit qui ait partie liée avec la science classique ; à l’instar d’une encyclopédie, il propose plus de septante articles accessibles à tout un chacun. S’il ne dit donc pas tout sur la science classique, il ouvre néanmoins à (presque) tous les aspects sous lesquels cette science peut‐être envisagée par l’historien. C’est donc la multiplicité des points de vue rendue possible grâce à cette lecture quadripartite qui rend ce beau volume indispensable à quiconque s’intéresse à la science dite « classique ».
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