Livre ana­ly­sé

Réfé­rences

Stof­fel (Jean‐François), Compte ren­du de G. Du Bar­tas, « La Sep­maine ou Crea­tion du monde », in Nou­velle revue théo­lo­gique, vol. 136, 2014, n°3, pp. 491 – 492.

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Guillaume de Saluste Du Bartas

La Sepmaine ou Creation du monde

Du Bar­tas (Guillaume de Saluste), La Sep­maine ou Crea­tion du monde. – Tome 1 / édi­tion cri­tique par Sophie Arnaud‐Seigle, Yvonne Bel­len­ger, Denis Bjaï [et al.] ; sous la direc­tion de Jean Céard ; intro­duc­tion d’Yvonne Bel­len­ger. – Paris : Clas­siques Gar­nier, 2011. – 517 p. – (Textes de la Renais­sance ; 173).

Du Bar­tas (Guillaume de Saluste), La Sep­maine ou Crea­tion du monde. – Tome 2 : L’«Indice » de Simon Gou­lart / édi­tion cri­tique par Sophie Arnaud‐Seigle, Denis Bjaï, Jean Céard [et al.] ; sous la direc­tion d’Yvonne Bel­len­ger. – Paris : Clas­siques Gar­nier, 2011. – 456 p. – (Textes de la Renais­sance ; 174).

Du Bar­tas (Guillaume de Saluste), La Sep­maine ou Crea­tion du monde. – Tome 3 : « Anno­ta­tions » de Pan­ta­leon The­ve­nin / édi­tion cri­tique par Sophie Arnaud‐Seigle, Yvonne Bel­len­ger, Jean Céard [et al.] ; sous la direc­tion de Denis Bjaï. – Paris : Clas­siques Gar­nier, 2011. – 912 p. – (Textes de la Renais­sance ; 175).

Publiée en 1578 par le pro­vin­cial et gas­con Guillaume Du Bar­tas (1544−1590), La Sep­maine illustre ce qu’est deve­nu, au XVIe siècle, le thème ancien de l’hexaméron. Loin de toute exé­gèse minu­tieuse, cette nar­ra­tion poé­tique des sept pre­miers jours se laisse aller à l’association d’idées, voire à une cer­taine nou­veau­té, tout en se confor­mant stric­te­ment au des­sein de magni­fier le Créa­teur à tra­vers le foi­son­ne­ment du monde créé. Le suc­cès de l’œuvre fut immé­diat, aus­si bien auprès des pro­tes­tants que des catho­liques, d’autant plus que son auteur, cal­vi­niste convain­cu, se refu­sa d’envenimer davan­tage les que­relles reli­gieuses (pour mémoire, le mas­sacre de la Saint‐Barthélemy date de 1572). Cette atti­tude « œcu­mé­nique » fut d’ailleurs par­ta­gée par ses deux prin­ci­paux « com­men­ta­teurs ». Le pre­mier, Simon Gou­lart (1543−1628), pas­teur gene­vois ayant joué un rôle impor­tant dans l’histoire du cal­vi­nisme, fit paraître, en 1581, ce qu’il consi­dé­rait lui‐même comme un indice et non un com­men­taire, soit une suite de notices (noms propres et noms com­muns) sem­blables à celles d’un dic­tion­naire et des­ti­nées à faci­li­ter la lec­ture de La Sep­maine en éclai­rant ses termes et notions. Le second, Pan­ta­leon The­ve­nin (né v. 1560), éru­dit lor­rain catho­lique, publia, en 1585, des anno­ta­tions, sou­vent éru­dites, des­ti­nées à sou­li­gner, au fil du texte de La Sep­maine, ses qua­li­tés rhé­to­riques et dia­lec­tiques. Heu­reu­se­ment accom­pa­gnée de ces deux com­men­taires qui n’avaient plus été publiés depuis 1616 pour le pre­mier et 1585 pour le second, la pré­sente édi­tion cri­tique de cette œuvre épique, pané­gy­rique, pro­phé­tique et fina­le­ment ency­clo­pé­dique qu’est La Sep­maine pré­sente donc l’intérêt de nous four­nir tous les docu­ments néces­saires à l’intelligence de ce texte qui lui‐même nous donne accès à la vision du monde des hommes de ce temps.