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Bonne découverte
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Bonjour Monsieur Jean‐François Stoffel,
Je me permets de me présenter : j’ai assisté à votre séminaire très intéressant à Paris I le 9 avril 2026.
Je suis maître de conférences en informatique à l’Université de Picardie Jules Verne (laboratoire MIS). Je m’intéresse aux travaux de Duhem car je pense qu’un dialogue possible entre Duhem et Turing pourrait éclairer certains défis actuels de l’IA agentique.
J’anime un groupe de lecture Turing au MIS. Hier, j’ai échangé avec nos collègues physiciens de l’UPJV, et j’ai évoqué votre séminaire. Je vous joins mes diapositives et le message envoyé aux collègues physiciens.
En lisant le compte‐rendu de votre exposé, j’ai été frappé par deux choses qui résonnent avec ma propre lecture de Duhem :
La méfiance de Duhem envers les atomes — vous la présentez comme une « exigence de rigueur » plutôt qu’une faiblesse. C’est exactement l’esprit dans lequel j’essaie de mobiliser Duhem aujourd’hui : non pas pour sa physique, mais pour sa manière de poser les questions.
La conscience aiguë de la complexité — vous dites que Duhem « sait que le monde naturel résiste aux simplifications ». Cette résistance est précisément ce qui nous intéresse dans l’IA agentique.
Mes collègues physiciens ont tendance à considérer que Duhem est aujourd’hui un personnage marginal dans leur discipline. Mais votre exposé semble suggérer une tout autre lecture : Duhem n’a jamais cessé d’œuvrer pour la physique, même si son apport se situe peut‐être ailleurs que dans les équations.
Ma question est donc la suivante : pour vous, la contribution la plus significative de Duhem — celle qui justifie qu’on continue de le lire aujourd’hui — se situe‐t‐elle du côté de la physique, de la philosophie des sciences, ou de cette « exigence de rigueur » qui traverse les deux ?
Je serais très reconnaissante d’avoir votre regard sur cette question.
Cordialement,
Yu LI